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vêetee - La marque du vêtement made in France abordable

    Couturieres                      

                          vêetee 

         La marque du Vêtement “made in France“ abordable  

 

Un engagement en faveur du made in France depuis 15 ans

La création de l’enseigne vêetee, s’inscrit dans la continuité de notre engagement pour la défense de l’outil artisanal et industriel français depuis la fin des quotas chinois en 2005 et pendant 10 ans dans le cadre de notre association Vêtements made in France. Nous avons publié près de cent articles  sur ce thème ou des sujets connexes principalement sur Le Figaro, Marianne, Entreprendre etc., lus par plusieurs millions de français. Nous interpellons depuis une décennie, gouvernements et personnalités de toutes obédiences pour peser sur la politique industrielle et avons présenté des projets de relance de l’industrie manufacturière des biens de consommation dont celui du textile/habillement, long de cent pages.  

 Une demande forte des consommateurs 

Selon un sondage de 2018, 3/4 des français seraient prêts à acheter du « made in France ». Le  e-commerce français affichait en 2019 un CA de 103.4 milliards d’euros. L’habillement constitue la 1ere catégorie de produits commandés en ligne. 66 % des 38 millions de français qui achètent par internet, consacrent  à ce poste selon l’âge et le  sexe, 12 à 36 %  d’un budget de 2 500 € en moyenne par an. Aussi convient-il d’essayer de comprendre pourquoi aucune marque généraliste n’émerge et de penser un modèle spécifique de DNVB ou Digitally Native Vertical Brand permettant de mieux adapter le made in France au budget des français.

Pourquoi le vêtement made in France, hors segment luxe, ne décolle pas     

Parmi les nombreux freins qui s’opposent aujourd’hui à l’achat de vêtements fabriqués en France, on peut relever un niveau de prix incompatible avec le budget de la plupart des consommateurs et une suspicion quant à l’origine. Les jeunes marques qui tentent depuis plusieurs années de surfer sur la vague made in France, souffrent généralement d’un manque d’expérience, d’un déficit de notoriété et d’une absence de moyens financiers. Elles n’atteignent que très rarement la taille critique qui leur confèrerait une crédibilité auprès des fournisseurs et doivent le plus souvent, se contenter de présenter seulement quelques articles, souvent des teeshirts, sweats, boxers, bonnets et chaussettes  avant de disparaitre à plus ou moins brève échéance.

 Offrir une alternative compatible avec les budgets  

Les français sont favorables à des alternatives de consommation dont celle d’une production plus locale affichant sans ambiguïté le lieu de fabrication afin d’éviter d’acheter des vêtements qui parcourent 60 000 kilomètres. Cependant, on sait que la plupart d’entre-eux ne sont susceptibles d’acheter un produit que lorsque la différence de prix est peu perceptible. Mais depuis la généralisation de la fabrication des vêtements dans les pays à bas coûts et les rabais qui se sont érigés en norme universelle de fonctionnement, les consommatrices ont perdu leurs repères. Néanmoins, il apparait évident que pour se rapprocher de leurs budgets, les prix des vêtements courants mais de bonne qualité, devraient nécessairement le plus souvent ne pas excéder ou avoisiner 60/130 € (hors manteaux, costumes ou ensembles).

Les obstacles de l’approvisionnement et du coût du « made in France »

Mais, compte tenu d’un coût de main d’œuvre plus élevé en France, même si l’on appliquait de faibles coefficients de vente, les prix des vêtements flirteraient parfois avec ceux des articles vendus par des enseignes du Luxe ou en vente privées dont les clientes préfèrent généralement le sigle d’une marque prestigieuse à une indication géographique. Aussi, le modèle économique de e-commerce proposant exclusivement des articles made in France, apparait de plus en plus incertain en termes de viabilité et de pérennité. Par ailleurs, il sera peu aisé, compte tenu de la progression du luxe et de façonniers sous tension,  de maintenir un flux d’approvisionnement régulier sur un site comptant les 1000 ou 2000 références indispensables à un choix suffisant et à la réalisation d’un taux de conversion des visites sur la boutique en ligne qui soit efficient.

Un modèle économique de “Made in France & à côté “ à prix abordable  

Il est certain que personne n’a envie d’acheter des vêtements dans une boutique mal achalandée, que celle-ci soit physique ou virtuelle. Aussi, devrons-nous ajouter aux vêtements  réalisés par des façonniers situés sur l’ensemble du territoire français, des articles issus de savoir-faire de la péninsule ibérique, géographiquement proche de notre entreprise située au sud de la région Aquitaine. Nous pourrons à cet égard, profiter de cette proximité pour proposer sur un site internet dédié au marché espagnol qui compte 50 millions d’habitants souvent aussi attachés que nous le sommes à une origine nationale, des articles fabriqués en Espagne et en France. Afin d’offrir un choix de vêtements dont la diversification de la production favorisera la qualité et un lissage des prix, nous aurons aussi recours à d’autres pays d’Europe certes plus éloignés mais néanmoins distants de moins de 2000 km de la France.   Pour que les prix soient abordables, il nous faudra aussi éviter les investissements couteux,  limiter les frais fixes et une multiplication des stocks. Le site de e-commerce constituera le principal canal de vente. Mais les ventes en ligne de vêtements ne constituent actuellement que 13 % de l’ensemble des ventes d’habillement en France. Aussi, pour avoir accès à la clientèle qui privilégie l’achat physique et ainsi augmenter nos parts de marché, Il sera nécessaire d’implanter des boutiques physiques dans les grandes villes mais leur nombre devrait demeurer mesuré. Bien que ne proposant pas uniquement des articles fabriqués en France, notre activité générera néanmoins beaucoup d’emplois en France et contribuera à la préservation de savoir-faire hexagonaux. Car le “made in France“ ne pourra prospérer qu’en s’appuyant sur un nouveau modèle économique, adapté et innovant.

Réduction des inégalités et consommation plus durable

Les géants du e-commerce et de la distribution commercialisent des vêtements souvent fabriqués dans des conditions peu respectueuses de l’environnement et des droits humains. Aussi, nous préconisons sur notre site International Convention for a Global Minimum Wage, une augmentation de salaires mensuels trop bas (Pour exemples, 23 € en Ethiopie, 85 € au Bengladesh ou 250 € en Bulgarie au sein de l’UE. Une offre de qualité plus durable induirait un recul de la surconsommation.

Le vêtement made in France a besoin d’un projet catalysant les énergies  

L’émergence d’une figure de proue du vêtement made in France abordable, répondant aux aspirations exprimées et hébergeant des marques qui le souhaiteraient, sera très certainement plébiscitée par de nombreux consommateurs français. L’habillement made in France a besoin d’un catalyseur d’énergies et de talents afin que des savoir-faire soient préservés et que la fabrication française prospère. Notre ambition demeure depuis toujours,  la création de milliers d’emplois dans les ateliers existants ou chez de nouveaux façonniers mais cela ne sera possible qu’en mettant le vêtement made in France à la portée d’un plus grand nombre.  

            

                                                                                                 Francis JOURNOT  

 

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