Les côuts salariaux ne justifient pas la délocalisation massive de la confection d'habillement

  

Les industriels ont souvent recours à l’argument de la main d’œuvre moins chère pour justifier leur délocalisation.

Récemment, au cours de l’émission "envoyé spécial". du 30 septembre 2010, la propriétaire d’une marque de vêtements, exagérait la différence de coût d’une minute de travail en France prétendument 70 fois plus chère qu’une minute de travail en thaïlande alors que le salaire minimum mensuel thaïlandais est de 120/150 euros et va prochainement augmenter de 20%. 

La différence de salaire, aussi importante soit elle, ne justifie pas la délocalisation, puisqu’une entreprise française ne vend pas sa production en Thaïlande ou au Bangladesh, mais plutôt principalement en France et autres pays occidentaux où les consommatrices disposent d’un pouvoir d’achat en rapport avec les coûts de production de l’hexagone.

En outre, les industriels qui délocalisent ont une vision court-termiste car ils oublient souvent qu’en provoquant chaque jour un peu plus de chômage, ils appauvrissent aussi leur clientèle potentielle.

Il faut également se rendre compte qu’il est moins onéreux d’acheter des vêtements de qualité que des vêtements que l’on jette après 1 ou 2 lavages. De plus on ne pourra pas continuer très longtemps à piller les réserves naturelles et il nous faudra bientôt changer de comportement.

Par ailleurs, nous ne devons pas, sous prétexte que bon nombre de pays produisent moins cher, nous résoudre à laisser notre artisanat et notre industrie manufacturière périr. 

                                                                                             Francis Journot

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